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Le Cap d’Agde

Il s’en passe de belles dans le milieu libertin et échangiste. Grâce à nos enquêtes, reportages et interviews de vrais libertins et de vraies libertines, vous allez pouvoir découvrir toutes les subtilités du milieu libertin tel qu’il est et tel qu’il se vit au jour le jour. Que ce soit dans les établissements échangistes ou dans d’autres lieux de pratique du libertinage, nos reportages sont un éclairage sur les sexualités alternatives et libertines.

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Week-end coquin au Cap d’Agde

La preuve : ils se sont décidés à passer quelques jours dans le quartier naturiste du Cap d’Agde. Pour y vivre des aventures coquines, cela va sans dire.

 

 

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Les Rencontre échangiste privée

Soufflant le chaud et le froid, Première rencontre privée entre couples échangistes. Qui va finalement s’avérer plutôt chaud, voire très chaud.

Je ne vous raconte pas le trac. Comment s’habiller, quoi apporter ? J’opte pour une tenue sexy sans être provoc, Julien pour un truc élégant sans être trop habillé. Une bouteille de bulles, une boite de chocolat et nous voilà partis vers le grand rendez-vous. Au préalable, on a un peu discuté au téléphone avec le couple, manifestement intrigué par nous.

Ding dong ! Nos cœurs battent la chamade à l’unisson. C’est Sophie qui nous ouvre. Je la trouve canon. A priori, pas d’erreur sur la tenue vestimentaire : ils sont à peu près fringués dans le même état d’esprit que nous. Yann aussi me plaît bien. La soirée s’annonce sympathique.

Sauf que, après un verre, puis deux, rien ne se passe. Ils nous racontent quelques aventures libertines rigolotes ou plus coquines, ils nous posent des questions sur nos motivations, mais rien. Peut-être, tout simplement, qu’on ne leur plaît pas ? On apprendra, par la suite, que même pour un couple expérimenté comme Sophie et Yann, une première rencontre échangiste n’est jamais chose aisée.

 

 

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Gangbang en club : la grande dérive

Quand la direction d’un sauna demande à une libertine demande de coucher avec dix mecs minimum, ça n’a plus grand chose à voir avec du libertinage. Une expérience malheureusement vécue à Strasbourg.

Las ! Les choses ne se sont pas passées – mais alors pas du tout ! – comme prévu. Il est 19h, on sonne à l’entrée : quand on se rend pour la première ou deuxième fois dans un club, on aime prendre le temps de visiter tranquillement. Un monsieur, moyennement aimable, nous ouvre la porte. Il nous demande si c’est la première fois que nous venons, on lui explique que non, mais que ça fait quelques années.

Et c’est à ce moment que les choses se compliquent :
lui – vous connaissez le thème de la soirée ?
moi (assurée) – oui
lui – et gangbang, ça vous parle ?
moi – oui, plus ou moins…
lui – mais, ça ne vous fait pas peur ?
moi (de moins en moins assurée) – euh…
mon homme – on verra comment ça se passe…
lui – non, on ne verra pas !

On reste là, éberlués. Je regarde mon chéri. je vois qu’il a décroché. Il me dira plus tard que son cerveau a du faire « schplop ! » en entendant cette réponse. Je repars à la charge :

moi – mais, euh…
lui (il me coupe) – je garantis à mes clients… (il ne termine pas sa phrase)
moi – … ça dépend de l’envie du moment, des hommes, tout ça…
lui – ah non, c’est 10 à 15 minimum, sinon je ne les tiens pas
mon homme – …
moi – …
lui – sinon, revenez un autre soir
moi – certainement pas !

On tourne les talons. Pour la première fois de notre vie libertine, on repart sans même avoir mis les pieds dans l’établissement. On veut bien comprendre qu’un sauna se méfie des pique-assiettes qui profitent de la gratuité d’une soirée gangbang, mais de là à avoir de telles exigences… On reprend la voiture, on rigole… jaune !

 

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Clubs échangistes : qui sont les morts-de-faim ?

Esther et Franck sont partis en club libertin à la rencontre des morts-de-faim, si décriés dans le milieu échangiste. Et si, finalement, c’était logique de sortir en club pour le sexe et rien que le sexe ?

D’abord, suivre les conseils de la doctoresse ès libertinage, Selena. Choisir un club à la bonne réputation, si possible pour une soirée mixte, mais avec la possibilité de s’isoler entre couples. Notre choix se porte sur un établissement du nord parisien, que les habitués reconnaitront sans doute. il est ouvert aux femmes, aux hommes et aux couples, mais dispose de plusieurs salles uniquement réservées aux couples et femmes seules. Ne pas arriver trop tôt (pour ne pas se cogner le nez contre la porte), ni trop tard (pour pouvoir visiter les lieux à notre aise). Choisir une tenue coquine, mais pas trop pour rester à notre aise.

Nous voilà partis, un peu stressés à la perspective de cette toute première fois. Il faut vous dire à ce stade que notre expérience en matière de libertinage est nulle. Zéro pointé. Nous arrivons donc au club. Une dame charmante nous accueille, nous demande si c’est notre première fois (ça doit être écrit sur notre front). Sur la piste de danse, personne, juste quelques couples attablés à proximité, et quelques hommes seuls, debout, qui tiennent les murs.

Comme prévu, on part en exploration. Essayons de comprendre les moindres recoins du club. Le long des couloirs, de petites alcôves où s’isoler, à deux, trois, ou quatre, pas plus. L’un de ces couloirs nous amènent jusqu’à une pièce ouverte, avec de grands lits. On poursuit, jusqu’à une pièce où sont diffusés des films de cul, comme dans un cinéma porno. Plus loin encore, en poursuivant la boucle qui nous ramène vers la piste de danse, une porte ouverte que tient un vigile et un écriteau « pas d’hommes seuls ». Nous entrons. Là, un dédale de coins en tout genre, d’inspiration rococo ou sadomaso, il y a un peu de tout.

En une vingtaine de minutes, nous pensons avoir fait le tour des installations. Retour à la partie discothèque et il y a du monde. Des dizaines de couples s’agitent frénétiquement sur la piste, d’autres se sont retrouvés à des tables et boivent un verre. Ils semblent déjà se connaître. Un mouvement de foule nous conduit jusqu’à une pièce que nous avions ignorée lors de notre visite. Là, des libertines et leurs hommes respectifs se retrouvent derrière des barreaux et allument leur monde.

Ça pelote, ça suce, ça s’embrasse, ça se drague un peu trop « agressivement » pour nous. On sort. Direction le coin-câlin réservé aux couples.

 

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Les amitiés libertines : échangisme et convivialité

L’échangisme, ce n’est pas qu’une question de cul. La preuve avec ce reportage auprès des couples libertins qui entretiennent de vrais liens d’amitié après une rencontre « horizontale ».

Mais les amitiés qui lient respectivement Adrien et Serge, Céline et Anna, dépassent de loin le cadre du sexe. Les deux hommes jouent au basket ensemble, ces dames font du yoga. On s’invite les uns les autres à la maison, on baise ensemble – ou pas – et surtout on s’entend comme larrons en foire, à tout propos. Quand l’amitié naît lors d’une partie-carrée…

On sort ensemble en club échangiste ?

Intriguée par l’histoire de ces deux couples, je me suis mise à regarder dans les clubs si je voyais des cas similaires. Là, je suis tombée sur deux jeunes couples de la vingtaine, qui semblaient eux aussi partager un peu plus que des liens sexuels. Et à vrai dire, ils ne les partageaient même plus : « au début, nous avons coquiné ensemble » raconte Alexia, 31 ans, libertine depuis quatre ans. « Mais au fil du temps, nos relations sont devenues des relations d’amitiés, et nous avons décidé de ne plus baiser ensemble. Nous sommes de très bons potes, il faut s’en tenir là ».

« Cela va faire trois ans qu’on se connaît », poursuit Antoine, « nous, on a fait une longue pause niveau libertinage, parce qu’on attendait un bébé. Alexia est devenue la marraine de notre petit garçon, ça devenait trop bizarre d’avoir des rapports sexuels ensemble. Mais on va toujours en club ensemble, chaque couple fait sa vie pendant la soirée, niveau cul, je veux dire ».

Si Anna, Céline, Adrien et Serge sont encore complices d’échangisme, pour Alexia, Annette, Antoine et Yann, c’en est bien fini. L’amitié s’est substituée au sexe, pour le plus grand bonheur des deux couples.

Libertinage, amitiés et échangisme

Impossible donc, d’être amis tout en couchant ensemble dans le cadre d’une relation échangiste ? Pas si sûr… Dans la foulée de mon reportage sur les amitiés libertines, je tombe sur trois couples, apparemment très complices. Pourtant, ils ne se connaissent que depuis un an. Mais une année pendant laquelle ils se sont vus fréquemment, soit deux par deux, soit tous ensemble.

« Quand le courant passe aussi bien niveau sexe, il n’y a pas beaucoup de raisons qu’il ne passe pas à la verticale ! » selon Lydia. Depuis leur rencontre à six chez l’un des couples, les libertins et libertines vont au ciné ensemble, sortent dans la nature et bien sûr en club : « parfois, ça dérape vers le coquin, parfois pas du tout ! ». Comme quoi les amitiés n’excluent pas forcément la gaudriole…

Et puis, il me revient en tête, à écouter ces amis et coquins, l’exemple d’un jeune couple dont j’avais croisé la route il y a quelques années, dans un club échangiste parisien, et qui s’était lié d’une amitié profonde avec leur partenaire de jeux à trois, un homme un peu plus âgé qu’eux. Les affinités électives libertines peuvent être aussi triolistes.

 

 

La mousse libertine au Glamour

Le réveil est dur. Il fait chaud sous la tente, surtout qu’il est bientôt midi. On se lave aux douches, le temps de constater que le camping est plein de libertins, plus nombreux que les naturistes classiques, à notre avis. On mange rapidos au village (bizarrement, le rapport qualité-prix est plutôt bon). Et on suit les conseils de La Vie Libertine pour se rendre aux fameuses après-midis mousse du Glamour.

mousse libertine du Glamour

Là, une file d’attente assez longue nous attend. Mais ça vaut le coup ! A priori, il n’y a que des couples, quelques femmes seules et de rares hommes célibataires. Dans tous les coins (dans la mousse, dans les coins-câlins et dans le jacuzzi), l’ambiance est sexe en diable. On pelote, on se laisse peloter et on trouve un joli couple de la quarantaine qui nous entraine sur un grand lit, où, déjà, d’autres libertins s’ébattent.

Ici, le sexe est libre. Si quelqu’un vous pelote, c’est d’abord pour vous signifier son intérêt : un sourire et ça continue, un geste de refus et ça s’arrête. Au total, nous avons du coquiner avec pas moins d’une vingtaine de couples et avoir des relations sexuelles (hors de la mousse) avec trois couples. On se dit que si le Glamour, de nuit, est aussi sympa, ça vaudra bien le coup d’essayer.

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A la rencontre des complices des couples candos

Les couples triolistes et candaulistes partagent le même terme pour leurs amants les plus réguliers. Ce sont leurs complices. Des complices coquins et surtout à l’écoute des attentes du couple.

Complices : c’est l’expression consacrée… Ce sont ces hommes qui, régulièrement, participent aux ébats d’un couple trioliste ou candauliste. Mais comment le devenir ? J’avais déjà fait ici un article sur la façon de draguer un couple candauliste. Les réponses des couples candos ce soir là, et celles de leurs complices, m’ont conforté dans mes convictions.

devenir le complice d'un couple cando

Commençons par Jasmine, André et Patrice, un trio constitué d’un couple de la bonne quarantaine et d’un jeune célibataire d’à peu près 30 ans. Ces trois-là se sont croisés sur internet. Le jeune homme a été invité par le couple à venir boire un verre et, une chose en entraînant une autre, vous savez ce que c’est…

Bref, le trio s’est donc retrouvé au lit, André reluquant sa femme se faire caresser par Patrice : « j’ai tout de suite vu qu’il était doux, ce qu’apprécie ma femme. Pas le genre de bourrin qui pense qu’une libertine aime forcément se faire défoncer brutalement. Après le sexe, il ne s’est pas enfui en courant, il a pris le temps de discuter encore un peu avec nous, en prenant garde tout de même de ne pas s’incruster ».

Même son de cloche chez madame : « nous avions eu une expérience assez déplaisante avec un jeune gaillard de 20 ans et quelques. Il se croyait dans un film porno. Je ne sais pas s’il faisait toujours comme ça, ou s’il croyait que s’était la norme dans le monde libertin, amis c’était nul. Avec Patrice, j’ai été agréablement surprise ».

Joëlle et Damien, eux, sont triolistes. Ils papillonnent entre les hommes, mais leur préféré, c’est sans contestation possible Désiré, un jeune homme d’origine africaine, qui a sensiblement le même âge que le couple (un peu moins de trente ans, à vue de nez).

Pour Joëlle, le choix a été vite fait : « je sais bien que cest un fantasme un peu bateau, mais j’aime les mecs blacks. Certaines aiment les blonds, les roux, les grands ou les musclés, moi, j’ai un faible pour les africains ». Et, du côté de Damien, Désiré répondait à un critère important : « j’avais peur de complexer face à lui, mais il n’était pas beaucoup mieux membré que moi, sinon, je crois que ça n’aurait pas collé ».

Complices réguliers et complices occasionnels

Patrice et Désiré sont les complices réguliers des fantasmes candos et triolistes des deux couples : « quand ils m’appellent, avec une envie de sortie coquine, je rapplique autant que faire se peut » avoue Patrice, « je suis un peu leur objet, mais ça me plait ». La dernière fois, Jasmine et André ont voulu faire une exhib dans un sexshop de la rue Saint-Denis et Patrice les a accompagnés : « pour le délire cul, bien sûr, mais aussi pour assurer, niveau sécurité ».

complice couples triolistes

Du coup, le couple et l’homme seul se retrouvent très souvent. A vrai dire, Jasmine n’a plus trop envie de voir d’autres célibataires : »quand on a trouvé la perle rare, on la garde ! » sourit-elle. Ce qui est loin d’être le cas de Joëlle : « Désiré est de loin notre complice préféré, mais le libertinage, pour moi, c’est de pouvoir changer régulièrement de partenaire. Nous sommes aussi échangistes, nous rencontrons donc des couples, mais aussi d’autres hommes seuls. Assez souvent, en fait ».

En fin de soirée (de nuit, à dire vrai), je rencontre Sandra et Luc, un couple de la vingtaine. intrigués par mon enquête, ils répondent à mes questions. Ils se disent mélangistes et triolistes, c’est-à-dire que leurs complices n’ont pas l’autorisation de pénétrer la demoiselle.

Bizarre. J’ai pourtant bien cru voir Sandra, plus tôt dans la soirée, être prise en levrette par un homme de la quarantaine… « Oui, lui, c’est Michel, c’et notre complice régulier. C’est le seul, avec Luc, qui a le droit de me pénétrer. C’est parce que ça fait des années que nous nous fréquentons. les autres hommes – et les couples – doivent se contenter de caresses, même très poussées, ou passer leur chemin ».

Il y a manifestement certains privilèges aucquels n’ont accès que les complices réguliers des couples triolistes et candaulistes… Comme quoi, on en apprend vraiment tous les jours sur le libertinage…

 

 
 

Tous au Cap ! (3) du côté d’Agde et de l’Extasia

Le Cap d’Agde libertin est un peu comme un autre continent, aux mœurs étranges et si différentes de celles de nos sociétés judéo-chrétiennes. Et bien, sachez-le, le continent compte par ailleurs quelques îles, au large du village naturiste. Des îles où le libertinage est lui-aussi la règle.

piscine Terre de Soleil

Entre les clubs qui ont essaimé jusqu’en Agde et le complexe libertin de Pinet (et son célèbre Extasia), il n’y a aucune raison de rester cantonnés au quartier naturiste, même quand on veut coquiner à 100%

Les clubs libertins en Agde

Cette fois, ça y est, on a fait le tour de tous les clubs du village naturiste et ce ne fut pas une mince affaire. Des nuits de libertinage et de délires nous ont laissé sur les rotules. C’est ce moment que choisit une charmante demoiselle pour nous remettre un flyer : « le Quai des Anges ».

C’est tout un pan de la vie libertine agathoise qui a bien failli nous passer sous le nez. En fait, l’équipe du Quai des Angestracte dans le quartier naturiste tout l’été, offrant des invitations aux couples libertins. Et pour cause : le club est spécialisé dans la pluralité masculine, gratuité pour les couples triolistes et candaulistes de rigueur. Et, contrairement à nombre de clubs spécialisés dans ce domaine, il y a effectivement de « l’action » dans cet établissement situé en Agde, dans la vieille ville.

chateau de Tredos

En Agde, toujours, vous trouverez d’autres îlots du libertinage « made in Cap d’Agde ». Parmi eux, le Château de Tredos, un très joli club, très chaleureux, plutôt orienté couples, qui propose également des chambres d’hôtes. Non loin de là, le Khéops est le sauna de la ville d’Agde. Autant d’établissements dopés par la proximité de la capitale de l’échangisme.

L’Extasia et Terre de Soleil

La visite des colonies du Cap d’Agde libertin ne s’arrête pas là. Car que serait un séjour coquin au Cap sans un petit crochet à l’Extasia ? Situé à quelques kilomètres du quartier naturiste, tout près de l’étang de Thau, à Pinet, ce club est sans doute l’un des plus beaux de France.

Son Petit Bois est célèbre dans toute la communauté libertine : on y trouve des tentes où les soirs d’affluence (les samedis soirs d’été, par exemple) se pressent des dizaines de couples échangistes et mélangistes dans une semi-obscurité. Un détour à faire absolument si vous restez quelques jours au Cap d’Agde.

Extasia Pinet

Mais l’Extasia, ce n’est pas qu’un club. Sur le domaine Saint-Jean-des-Sources, vous trouverez aussi un restaurant, le Palaisia qui donne accès à la discothèque (lors de notre dernier passage, le menu « fruits de mer » valait vraiment le coup), Terre-de-Soleil, un camping naturiste et, de fait, libertin, qui accueille les couples en été. Nous nous y sommes rabattus un été, faute de trouver une location au Cap, nous n’avons pas regretté !

 

 

Tous au Cap ! (2) la plage naturiste et la Baie des Cochons

S’il est un lieu connu des libertins et des libertines, comme de ceux qui fantasment sur la réalité du libertinage en France, c’est bien la Baie des Cochons. Une plage libertine et naturiste où se jouent des choses que la morale réprouve. Aussi mythique soit-elle, cette plage existe, nous l’avons rencontrée (!).

exhib plage naturiste

Mais attention à ne pas tout confondre. Le village naturiste est bordée d’une plage, où le naturisme est la norme. Cette plage n’est pas la Baie des Cochons ! On y trouve des familles, des enfants et tout un tas de gens fort respectables qui, pour être naturistes, n’en sont pas pour autant libertins.

Trouver la Baie des Cochons

La plage libertine à proprement parler n’est qu’une infime partie de la plage du quartier nature du Cap d’Agde. Pour autant, elle n’est pas bien difficile à trouver, d’autant que c’est de loin le secteur de sable le plus fréquenté en été.

Depuis le village, entrez sur la plage, tournez à gauche et marchez vers Marseillan. Un bout de temps. On peut aussi y accéder depuis Marseillan-Page (en marchant dans l’autre sens, CQFD).

On a l’habitude de dire que si vous n’êtes pas certains d’être sur la plage libertine, c’est que vous n’y êtes pas. Tout simplement parce que, quand vous y êtes, vous ne pouvez en douter. Plus un seul enfant à l’horizon et une concentration de gens sans rapport avec le reste de la plage naturiste.

Des libertins et des voyeurs

Vous trouverez là des dizaines de couples, tous plus ou moins libertins, souvent un peu exhibitionnistes, mais aussi des dizaines – des centaines – de voyeurs, des hommes célibataires qui regardent et tentent parfois de participer.

Le dress-code (ne riez pas !) est un tantinet plus complexe que sur le reste de la plage. Bien sûr, tout le monde est nu (obligatoire : sinon, vous risquez la mise à l’air forcée à tout instant). Mais la nudité crue n’étant pas en soi suffisamment érotique, libertins et libertines rivalisent de percings, tatouages, bijoux coquins et même parfois rosebuds, pour se distinguer des simples naturistes.

gangbang baie des cochons

Dans l’eau, sur la plage ou dans les dunes*, ça coquine beaucoup. Nombreuses sont les femmes libertines qui caressent leurs hommes, et inversement. Parfois, des amas de voyeurs se forment : un couple exhibitionniste (ou plusieurs couples) s’est lancé dans un spectacle qui vaut le coup d’œil.

Certains font du golf au Maroc, d’autres de la planche à voile aux Seychelles : sur la Baie des Cochons, à quelques heures de route de Paris, le dépaysement est assuré. On vit selon d’autres normes, d’autres règles.

La plage libertine et ses habitudes

Contrairement à ce qui se dit parfois, une majorité des couples libertins présents ici ne fait pas grand chose. En tout cas en plein cœur de l’après-midi. Car, sur la Baie des Cochons, plus la journée décline et plus les choses deviennent cochonnes.

Avant la fermeture du poste de garde, ce sont quelques exhibitions, beaucoup de drague entre couples, et quelques partouzeuses téméraires qui se laissent plus ou moins faire par les hommes seuls. Mais en fin de journée, quand les CRS ont quitté les lieux, la plage libertine devient sans doute le plus grand club coquin en plein-air du monde.

Entre les femmes amatrices de pluralité, les couples strictement exhibitionnistes et les échangistes (ou mélangistes), le spectacle est partout. Les hommes seuls regardent les partouzes improvisées, participent quand ils ont de la chance, tout cela dans une ambiance qui reste, malgré tout, bon-enfant.

Puis, au fur et à mesure que la soirée s’annonce, chacun reprend ses petites affaires en direction d’autres aventures…

* les dunes sont interdites à la circulation. Nous vous déconseillons de vous y rendre, sous peine de nuire gravement à l’environnement et de risquer une contravention.

 

 

Tous au Cap ! (1) le quartier naturiste et ses clubs libertins

 

Les échangistes sont-ils (tous) des obsédés sexuels ?

 

Soirée SM d’un club échangiste

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Mélangistes & échangistes

A ma gauche, Sandra et Mickaël, couple mélangiste de la trentaine. A ma droite, Chantal et Jean, couple échangiste de la quarantaine. Deux points de vue différents sur le libertinage et les sexualités alternatives se confrontent …
Confronter les points de vue des mélangistes et des échangistes sur le libertinage, voilà une idée qui me trottait dans la tête depuis un bon moment. J’ai donc demandé à deux couples que je connais depuis un moment de bien vouloir répondre ensemble à mes questions. A ma gauche, Sandra et Mickaël, couple mélangiste de la trentaine, à ma droite, Chantal et Jean, couple échangiste de la quarantaine.

 

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Couple échangiste mûr se raconte

Quand ils font leur apparition dans un club échangiste, Chantal et Richard passent rarement inaperçus. Il faut dire que, même s’ils font plus jeunes que leur âge, ils affichent respectivement 64 et 66 ans au compteur. Et pourtant, pour eux, le libertinage ne s’arrête pas à 60 ans.

J’ai eu la chance de pouvoir discuter un long moment avec ce couple libertin mûr qui a commencé à pratiquer les sexualités plurielles dans les années 1970. Un témoignage que j’ai trouvé passionnant.

Le libertinage des 70’s

– Comment avez-vous débuté dans le libertinage ?

Chantal – On n’a jamais réellement commencé. Je veux dire par là que les choses ne se sont pas faites comme ça. Jamais nous ne nous sommes dit « devenons échangistes ». Moi, j’avais 18 ans en mai 68, je passais mon bac, à Paris. Il flottait un parfum de liberté sexuelle. Et même si je suis restée vierge – techniquement – jusqu’à mes vingt ans, je n’ai jamais envisagé les relations amoureuses de façon exclusive. A cette époque, les filles ne prenaient presque pas la pilule. Nous organisions des orgies qu’on dirait aujourd’hui mélangistes, pour nous protéger de la grossesse. Mais ces orgies étaient des actes politiques pour les uns, comme moi, métaphysiques pour les autres.

Richard – Moi, j’ai grandi à la campagne. Les choses ne se sont pas passées comme ça de mon côté. Quand les premiers gauchistes sont arrivés dans mon village, j’ai tout de suite sympathisé avec eux. Ils m’ont expliqué que la fidélité était une valeur bourgeoise, un vague sentiment de propriété sur l’autre et, franchement, ça m’arrangeait, parce que j’avais envie de faire l’amour avec plein de filles ! C’est plus tard que j’ai compris qu’ils n’avaient peut-être pas tort, finalement.

– Et votre rencontre ?

R. – C’était en 1971.

C. – Richard est arrivé à Paris, bien décidé à reprendre ses études, ce qu’il a fait brillamment d’ailleurs. Nous nous sommes connus dans une réunion politique, qui a d’ailleurs vite tourné à la partouse. Depuis, nous ne nous sommes jamais quittés.

R. – En ce temps là, il n’y avait pas les clubs, les réseaux de rencontre, encore moins internet, bien sûr. Mais parmi les gens que nous fréquentions, la majorité était échangiste comme on dirait maintenant.

C. – Nous passions nos vacances dans des communautés où le sexe était libre. Assez vite, le Cap d’Agde est devenu un point de ralliement de tout ceux qui voulaient vivre leur sexualité de façon différente.

Le développement de l’échangisme

R. – C’est dans les années 1980 que les termes « échangisme » et « échangiste » ont commencé à être utilisés. Nous étions installés à Paris, avec un bon boulot, deux enfants, nous avons un peu ralenti notre activité libertine, pendant quelques années. C’est à l’apparition du minitel que tout a repris. On a beaucoup pratiqué le trio, mais aussi l’échangisme à quatre, à l’époque.

C. – Les choses n’étaient plus comme avant…

De la nostalgie ?

C. – Oui et non. On regrette toujours un peu sa jeunesse… Mais non, je ne trouve pas que c’était mieux avant. Au fur et à mesure, le libertinage devient une chose de moins en moins engagée, de plus en plus décontractée, et c’est tant mieux. Ça veut dire que, quelque part, nous avons un peu gagné. Les jeunes qui vont maintenant dans les clubs ne sont pas plus politisés que les autres, ils vivent leur sexualité comme ils l’entendent. Et je le dis : c’est un peu grâce à nous.

R. – C’est totalement grâce à nous. Je ne vais pas jouer les anciens combattants, mais nous avons pris des risques, pour l’avortement, pour les droits des homos, pour la libération sexuelle. Les jeunes libertins de maintenant devraient avoir conscience que leur liberté sexuelle n’est pas acquise, qu’il y a toujours des gens qui souhaiteraient la mettre à mal.

Un couple échangiste mûr aujourd’hui

L’ambiance des clubs, le nouveau libertinage, vous en pensez quoi ?

R. – Aujourd’hui, c’est aussi du commerce. Mais bon, comme disait Chantal, ça veut dire aussi que des progrès ont été faits, notamment sur l’image des femmes qui aiment le sexe et l’assument.

C. – Moi, je trouve ça génial ! Toutes ces petites nanas qui mènent la danse, sous le le regard encore un peu éberlué de leur mec. Je suis épatée par leur audace…

Et être un couple libertin mûr, ça se passe comment ?

R. – On ne va qu’avec des couples de minimum 45 ans. On en leur demande pas leurs papiers avant… Mais voilà, on n’a pas envie de coucher avec des trentenaires qui ont l’âge de nos enfants. Pour la pluralité, c’est autre chose : si un jeune mec se joint à nous, on en va tout de même pas le rejeter, ce serait de la discrimination.

C. – En tout honnêteté, être un couple échangiste de plus de 60 ans à l’heure actuelle, c’est vraiment génial. On a plein d’amis, avec qui on ne couche pas, qui ont 20 ans, 30 ans, qui nous demandent des conseils, et avec qui on rigole bien. A part de rares imbéciles, nous sommes bien acceptés, malgré notre âge.

R. – Le milieu libertin a toujours été un milieu tolérant. Il faut que ça continue ainsi.

 

 
 

Couple exhibitionniste chez les voyeurs

Seconde surprise : c’est le sexshop qui, haut la main, remporte la quasi totalité des suffrages. Il faut dire que le lieu a beaucoup changé ses dernières années. Fini la boutique glauque et mal fâmée, bienvenue dans le magasin spacieux et éclairé propice même à une exhibition soft. Mes copines libertines qui n’apprécient pas d’être pelotées pendant leur exhib l’affirment : c’est le meilleur lieu, surtout du point de vue de la sécurité.

dogging au sexshop

Pour les plus chaudes d’entre elles, le choix se porte vers des sexshops à l’ancienne, avec cabines de visionnage si possible. Le must : des sexshops ont créé des espaces spécialement réservés à l’exhibition libertine, soft ou hard. On y pratique le plus souvent le dogging. Entre boutique et espace de rencontre, le sexshop libertin a sans doute un bel avenir devant lui.

2ème : l’exhibition libertine en pleine nature

Moins surprenant, la bonne vieille exhibition libertine dans la nature est aussi plébiscitée : forêt, clairière, parc public la nuit, les lieux de dogging et d’exhib soft n’ont pas beaucoup changé, finalement. Il y a des coins à voyeurs dans toutes les régions. Petit bémol toutefois : ces lieux ne sont pas forcément les plus prisés pour leur sécurité. Si un voyeur se fait pressant, ça va, s’ils sont plusieurs, ça peut devenir plus compliqué.

« Il faut être clair sur les limites » précise Angie, grande amatrice d’exhibition libertine plus ou moins hard. « En général, les voyeurs se modèrent les uns les autres. On ne risque pas grand chose ». Mouais, admettons. Mais la majorité des couples qui aiment ce genre de lieux dans la nature est plutôt constituée d’adeptes de dogging.

3ème : l’exhib sur la plage naturiste

Autre valeur sûre, été oblige, la majorité des couples adeptes d’exhib fréquente aussi les plages naturistes. Il y a bien entendu l’inénarrable plage du Cap d’Agde, mais aussi des dizaines de plages nudistes clandestines : « il faut éviter les plages naturistes officielles, fréquentées par les familles, mais en tendant l’oreille, on peut découvrir des tas de lieux nudistes en bord de mer, de rivière ou de lac » conseille Angie.

Là encore, comme en forêt, il faut savoir poser les limites. Si on est là pour un simple effeuillage sans contact ou pour un gangbang en plein-air, il faut faire sentir que la règle s’applique à tous les voyeurs. Angie toujours : « personnellement, sur les plages clandestines, j’ai trop peur d’être surprise par les flics. Je me contente de me masturber devant les mateurs, qui n’ont pas le droit de me toucher ».

4ème : le cinéma porno

Pas très loin, a priori, de l’ambiance du sex-shop, le bon vieux cinéma porno ne réunit pourtant que très peu des suffrages des couples exhibitionnistes. Pour Solange, qui s’y montre de temps à autres, les cinés X ont un problème : « c’est soit carrément malsain, puant et crados, soit un peu trop convenu. Il y a le ciné porno à l’ancienne avec son public de déglingués, soit le ciné cruising, où l’exhib est tellement attendue que ça n’est même plus marrant ».

exhib libertine au cinéma porno

Pas du tout de cet avis, Angie défend les salles obscures : « il y a maintenant des cinémas X vraiment bien pour l’exhibition libertine. On y croise même souvent d’autres couples pour coquiner ensemble. » Et il existe effectivement de tels lieux à Paris, à Metz ou encore au Cap d’Agde.

5ème : le parking

Bon dernier (et de loin !) : le parking. Avec un malus pour la version souterraine de la chose. Moi qui croyais que c’était là que se croisaient couples amateurs d’exhibition libertine et voyeurs, me voilà toute déçue. Solange explique : « un parking en extérieur, pourquoi pas. Mais avec les routiers venus de toute l’Europe qui peuvent t’embarquer et se tirer très loin, je flippe un peu. Les parkings souterrains, en ville, ce n’est même pas la peine : trop dangereux pour moi ».

Et l’avis de la belle exhibitionniste est très largement partagé. Le parking, c’est le dernier lieu, d’après les couples que j’ai interrogés, où vous assisterez à une exhibition libertine. « Nous y sommes allés une fois, plus jamais ! » rigole jaune la jolie Angie.

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Les jeunes couples libertins dans les clubs échangistes

La clientèle des clubs échangistes rajeunit, nous dit-on. Esther et Franck sont partis à la rencontre de ces jeunes couples libertins de moins de 25 ans en quête de sensations fortes, de plaisirs ludiques et de sensualité de groupe.

l est 22h30. Pour l’instant, il n’y a que quelques couples, tous âgés de plus de trente ans, dans ce club échangiste parisien, dont on nous a dit qu’il accueillait pas mal de jeunes couples. C’est la rumeur qui enfle : les clubs libertins, autrefois réservés à la tranche d’âge des « seniors » du sexe libre, sont de plus en plus fréquentés par la jeunesse.

Histoire d’en avoir le cœur net, nous sommes partis à la rencontre de ces jeunes échangistes qui fréquentent des lieux jusqu’ici réservés à leurs aînés. Il est maintenant 23h30 et, effectivement, les couples qui arrivent au fur et à mesure de la soirée semblent, pour beaucoup, avoir moins de 25 ans.

Les motivations des jeunes libertins et liebrtines

Inutile de vous dire que ce n’est pas chose aisée, dans un club échangiste, que d’aborder un couple pour autre chose que pour du sexe. Comme souvent, c’est Esther qui s’y colle. Elle accoste un jeune et beau couple, une jolie brunette largement dévêtue, et un grand gars roux au sourire enjôleur.

Ils ont respectivement 21 et 23 ans. Ils sont ensemble depuis trois ans et fréquentent le milieu libertin depuis quelques mois : « on est venu la première fois avec un couple d’amis. Ils nous ont dit qu’ils étaient mélangistes, ils nous ont expliqué ce que c’était, et nous avons voulu tenter l’expérience ».

jeunes couples libertins

Leurs amis, d’ailleurs, sont là : à peu près les mêmes âges, ils sont libertins depuis leur rencontre : « on s’est rencontré chez des amis, lors d’une soirée qui a vite tourné aux jeux coquins. puis on s’est revus, on s’est mis ensemble, mais sans se promettre la fidélité : c’est con comme idée ! ». Natacha est brute de décoffrage. C’est une jolie grande blonde qui ne lâche pas d’une semelle son mec, André, un grand black sculptural.

On s’apprête à laisser nos quatre jeunes coquins quand ils nous proposent d’aller avec eux vers les coins-câlins : on a beau être trentenaires, l’idée de faire quelques galipettes avec des vieillards dans notre genre ne semble pas les déranger une seconde. On s’éclipse donc une petite heure, le reportage attendra.

Jeunes couples et mélangisme

Donc, après avoir donné de nos personnes pour le bien de notre enquête (!), nous retournons vers la piste de danse. Nous discutons encore avec plusieurs couples, tous de moins de vingt-cinq ans. Les points communs ? Tous sont mélangistes : ils ne recherchent que des relations entre couples (ceci dit, nous sommes à une soirée couples) et privilégient les rapports ludiques et sensuels.

Pour le reste, nous avons rencontré autant de cas différents que de jeunes couples libertins. Les uns étaient ensemble un certain temps, les autres depuis quelques mois. Certains étaient libertins depuis le début de leur relation, certains fixaient des limites d’âge à leur recherche de couples, d’autres non…

Un couple coquin rencontré ce soir a résumé les choses : « il n’y a pas de jeunes couples libertins. Il y a des couples libertins qui sont jeunes. C’est très différent. Nous, on s’en fout de l’âge des uns et des autres. Le feeling passe, ou pas ».

Les jeunes libertins et les autres couples

Puis, nous discutons un temps avec un couple de la quarantaine. C’est leur première sortie dans ce club, mais pas du tout leur première sortie en club. Ils nous disent être mal à l’aise avec l’ambiance du lieu, et la présence trop prégnante de ceux qu’ils appellent les jeunots : « moi, à leur âge, je rêvais du grand amour, pas de m’envoyer en l’air à plusieurs ! ». La remarque nous interpelle : nombreux sont les jeunes libertines et libertins qui nous ont fait part d’un certain ostracisme de la part de leurs aînés.

Et c’est vrai qu’on peut s’interroger. Vingt ans, vingt-cinq ans, est-ce bien l’âge pour un jeune couple pour se risquer au cœur du milieu libertin ? L’expérience sexuelle est-elle déjà suffisamment grande pour ne pas profiter des choses de la vie à son rythme, sans se presser ? Et puis, on se remémore cet âge là. Bien sûr, on n’allait pas en club échangiste. Mais les soirées entre potes pouvaient vite tourner à la débauche… Rien que de très normal quand on a vingt piges et qu’on veut mordre la vie à pleines dents.

Sans compter que les jeunes couples libertins que nous avons croisés durant la soirée nous ont tous paru au moins aussi équilibrés que leurs ainés. Ils savaient ce qu’ils voulaient, ce qu’ils ne voulaient pas. Ni plus, ni moins, que des couples échangistes de 30, 40 ou 50 ans.

Et si, finalement, la sortie en club libertin n’était qu’une version moderne de ce qui se passait autrefois dans une vie étudiante classique ? Des expériences, diverses et variées, plus ou moins bonnes, plus ou moins décisives. Laissant à chacun et chacune la liberté de choisir sa propre sexualité future ?

 

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Et oui, c’était les vacances et vous en revenez, certains avec plus de beaux souvenirs que d’autres. Un couple qui est allé au Cap d’Agde m’a appris qu’il existait deux résidences de vacances interdites aux moins de 18 ans, sobrement appelées « Le jardin d’Eden » et « Le jardin de Babylone ».

Rien sur les sites n’indiquent que ces résidences sont interdites aux mineurs… Contactée par Rue89, l’agence Geneviève naturisme, qui propose ses locations, explique très sérieusement :

« Ce n’est pas du tout interdit aux mineurs. c’est réservé aux couples, majeurs bien sûr, et sans enfants. »

« Les plus jeunes font l’amour dans des lieux où ils peuvent être surpris »

Donc mon couple d’informateurs étant majeur et ayant laissé ses enfants chez la grand-mère, ils ont pu me décrire ce qui se passait dans ces maisons :

 

« Les plus jeunes et les plus débutants font l’amour dans des lieux où ils sont susceptibles d’être surpris (peut-être par provocation pour certains), tandis que les plus habitués se cantonnent aux espaces dédiés, pour éviter de choquer les autres. »

Détail pas anodin, alors que j’interrogeai mes amis sur les fantasmes de sexe dans l’ascenseur, ils m’expliquent que ces résidences en sont dépourvues :

« Si tu regardes les photos sur leur site, tu verras que ce n’est pas le style de l’architecture. Il y a des montes-personnes pour les fauteuils roulants ou les personnes âgées, mais pas d’ascenseur classique. »

« Des marches d’escalier… C’est une forme d’érotisme différent »

Nulle volonté d’exclure les personnes handicapées dans ce choix. Ces dernières sont d’ailleurs généralement bienvenues dans les lieux libertins de la région :

« Au village naturiste du Cap d’Agde, on voit beaucoup plus de handicapés que sur les plages et villages de vacances ordinaires, le naturisme semble entraîner beaucoup plus de tolérance à l’égard des difformités et conséquences des accidents de la vie. On voit des obèses vraiment obèses, des personnes avec un seul bras, une seule jambe.

Nous avons vu une fille en fauteuil roulant dans le club libertin le plus chic (et le plus cher), cela n’a pas posé de problèmes. »

Mon informateur a une autre hypothèse pour expliquer cet « esprit d’escalier » :

« Des marches d’escalier… C’est une forme d’érotisme différent. Je crois que Georges Clemenceau aimait les escaliers… et Sigmund Freud aussi, non ? »

« Des comportements intéressants à observer »

Des résidences très classes et très chères (de 100 euros à 440 euros la nuit selon la période et le type d’appartement). Mais comment se sont-ils retrouvés là ? Le couple n’avoue que du bout des lèvres, mais avec un sourire dans le regard que « ça s’est fait un peu par hasard » : « Nous n’y avons séjourné qu’une dizaine d’heures. »

Une expérience qui les as intéressés :

« On trouve, dans certains espaces du village naturiste du Cap-d’Agde, des comportements qu’on voit rarement dans d’autres lieux de vacances.

La rencontre des naturistes plutôt pudiques et chastes et des naturistes qui développent des pratiques qu’ils dénomment souvent du “libertinage” entraîne des comportements intéressants à observer si on n’est pas gêné par la nudité ambiante. »

Ils précisent que « ça se joue surtout au niveau des regards, mais aussi au niveau des tenues, beaucoup plus excentriques chez les libertins ».

Du personnel pour « contrôler que tout se passe bien »

Parmi la clientèle, pour l’essentiel, des personnes âgées de 25 à 55 ans… « Mais je ne leur ai pas demandé leur carte d’identité », concède prudemment un de mes correspondants.

Pour le milieu social, ce serait plutôt « une clientèle appartement aux franges supérieures de la classe moyenne »… Logique au vu du prix .

La résidence inclut du personnel chargé de « contrôler que tout se passe bien pour les résidents » m’explique pudiquement ce couple.

Autrement dit, il est prévu, comme dans les clubs libertins qu’un service d’ordre discret mais efficace évite que quiconque confonde « résidences interdites aux moins de 18 ans » avec « non-respect des personnes présentes ».

C’est juste que la notion de respect est décalée et qu’il n’est pas, dans ces résidences, considéré comme irrespectueux de faire l’amour en public… Un autre rapport au corps, un autre rapport au sexe, d’autres rapports sexuels ? Sur ce dernier point, je n’ai pas réussi à avoir de détails !

 

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